samedi 6 février 2016

Mémoire

Pour rappel, ce blog est sensé être inactif, mais comme les statistiques me disent qu'il a bien toujours des visiteurs, je poste quelques nouvelles:

Il y a quelques jours, j'ai mis en ligne mon mémoire sur l'autisme, intitulé "Pour la bonne santé des autistes (et des non-autistes)".

Je l'ai écrit à la fin de mes quasi 3 ans de formation en naturopathie. Il est un peu long mais la table des matières est assez détaillée, si bien qu'il devrait être relativement facile pour le lecteur d'aller directement à la partie qui l'intéresse.
Pour faire apparaître le numéro de la page, placer le curseur sur la page: le numéro apparaît en haut de la page (oui je sais c'est bête d'oublier la pagination, ce sera corrigé dans la Version 1.1).

Ce mémoire a besoin de correcteurs et critiques pour pouvoir être amélioré. Ne pas hésiter à m'écrire pour me faire part de vos remarques (email: carolinevigneron arobase hotmail.fr).

Le mémoire est ICI.

Mon nouveau blog perso est ICI.

lundi 2 février 2015

La suite

CE BLOG N'EST PLUS ACTIF !!!

Il reste en ligne comme un livre reste sur une étagère.

Je continue à bloguer ailleurs, là :

https://froufrouettransendance.wordpress.com










samedi 20 décembre 2014

En attendant...

En attendant que je sorte mon nouveau blog de l'anonymat... J'ai réalisé que j'ai complètement négligé de "linker" ici mon blog "étudiant", donc le voilà:

Naturopathie et autisme

Avec mes meilleurs voeux pour 2015!


jeudi 18 décembre 2014

Euffffh...

A vrai dire, je ne sais plus trop quoi faire de ce blog. J'ai un peu la sensation de l'avoir épuisé, d'en avoir épuisé les ressources. J'en ai commencé un autre. C'est encore un petit oisillon tout juste sortit de l'oeuf donc je vais le garder au chaud encore un peu avant de le sortir de l'ombre du nid.

Il y a quelques jours, dans un commentaire, un lecteur a demandé des nouvelles, la suite de l'histoire.
Bon alors techniquement où est-ce que j'en suis, qu'est-ce que je fabrique?

Je suis en Haute-Savoie, il pleut, il est passé 11h du matin et je ne vais pas tarder à aller préparer une poêlée de courge pour ce midi.
Je m'adonne à mes révisions pour mon examen du 12 janvier, à mon rythme, c'est à dire de façon très entrecoupée de pauses en tous genres (recherches ou lectures annexes sur le net, facebook, lecture de quelques blogs, un peu de sieste par ci, une ballade par là...).

J'ai à remplir un dossier très ch*ant de renouvellement de ma CMUC pour fin février (visiblement, comme moi, la sécu a des lenteurs de traitement et elle commence à s'organiser en conséquence, ouah!). J'ai fini le mois de novembre dans le rouge, ce qui est extrêmement inhabituel pour moi mais c'est parce que 1° j'ai passé le mois de septembre en congé maladie, du coup les alloc chômage de septembre ont été réduites à portion congrue et puis 2° dans la foulée, mon garagiste m'a trouvé une voiture, une peugeot 306 blanche de 1996, vendue par des religieuses. J'ai donc acheté ma première voiture et gardé la déco. J'ai une photo mais je n'ai pas encore transféré les dernières photos sur l'ordi.
Noêl va être un peu chiche mais à vrai dire je m'en fous, je suis au chaud, j'ai mon marieb, mes bouquins de phyto, mes cours, un ordi et internet, mes parfums, donc ça va.

Le "roudoudou" et moi avons rompu en octobre. C'est couillon que deux personnes qui s'aiment en arrivent là mais quand l'un devient incapable de satisfaire aux requêtes de l'autre, bah autant qu'il arrête d'essayer plutôt que de se tuer à la tâche (dans l'histoire c'est moi l'incapable, hein, je précise).
Bon, c'est une des façons de présenter le truc. Je pourrais aussi dire que nous n'avons pas du tout la même conception du couple et que donc, dès le départ, on était mal barré.
Bien sûr, ce ne sera pas exactement le même refrain si vous allez demander son avis au roudoudou.
Et c'est justement une partie du soucis, lorsque la divergence de vue atteint un certain seuil... Quand on se rend compte que ce qu'on attend de l'amour, où plus exactement de l'être aimé, est très différent de ce qu'en attend l'autre... Quoi qu'à vrai dire personnellement, j'attends relativement peu de choses des gens que j'aime et qui disent m'aimer, à la base, en dehors du minimum syndical, si je puis dire (respect, honnêteté, confiance...). Et c'est là aussi une partie du problème, parce que du coup je peux me passer vraiment beaucoup des gens que j'aime, et du coup, ils finissent par ne plus être très sûr que je les aime...

Bon, mais bref, je n'ai pas trop envie de m'étendre là-dessus, vu que l'histoire ne m'appartient qu'à moitié et que j'ai un quartier de courge à faire cuire.





vendredi 3 octobre 2014

A l'impossible...

On s'imagine qu'à force de faire des trucs qui me sont difficiles, ces trucs vont finir par me devenir moins difficiles.
Je suis la première à le croire. C'est plus qu'une pensée, c'est une croyance. Une putain de croyance à la con.
Je ne parle pas des trucs qui me font peur. Je suis une anarko-punk camouflée en hippie: les trucs qui font peur, rien à foutre, je fonce dans le tas. Parfois en ayant hésité un peu, pour faire genre "si si en vrai je suis une gentille petite fleur délicate".
Mais en vrai je suis un viking qui n'en a rien à foutre de la peur. La peur c'est un signal que j'ai appris à interpréter dans le sens de "fonce!". Si un truc fait peur, c'est bon signe, c'est que c'est à faire, pas les trucs à la con genre rouler à 200km/h sur l'autoroute ou prendre de l'héroïne, hein, je parle des grands trucs existentiels comme reprendre des études coûteuses à 36 ans quand on a un revenu de "précaire", ce genre de chose.
Mais là non je ne parle pas de ça, pas de la peur, je parle des trucs difficiles du genre casse tête insoluble, comme gérer ma vie administrative ou gérer la sphère cognitive et la sphère relationnelle en même temps, comme dirait le Dr G.
Je suis quasi persuadée que c'est pour ça, à cause de cette croyance, que ma psychothérapeute me déconseillait d'aller voir des psychiatres pour essayer d'obtenir un statut d'handicapée, parce qu'elle était convaincue qu'à force d'essayer de vivre "normalement comme tout le monde", j'allais non seulement y arriver mais aussi que, à la longue, les effort me permettraient de gagner en aisance et que tout irait bien qui finirait bien.
Que nenni.
Plus je prends de l'âge, plus je prends de l'âge.
C'est couillon hein!
Plus le temps passe, plus je me décarcasse et plus tout devient complexe, plus il y a de choses à gérer, plus je me fatigue, et plus je me fatigue, plus tout est complexe et plus tout est complexe, plus je me fatigue et plus... Etc. C'est comme les jeux de plateaux, genre bejewelled twist: plus on passe de niveaux, plus c'est compliqué, plus il y a de bombes à désamorcer et moins mes glandes surrénales et mon système nerveux ont le temps de s'en remettre.
Par le passé j'ai réussi à faire beaucoup de choses parce que j'ignorais complètement au départ à quel point j'allais en chier.
C'est comme quand on s'engage dans une relation amoureuse sans savoir qu'on va s'en prendre plein la tronche, parce qu'on s'en prend toujours plein la tronche, sauf que Walt Disney ne nous a jamais appris ça, donc on ignore tout de ce qui va vraiment se passer. On ignore complètement qu'on va passer notre temps à se prendre nos propres défauts et ceux de notre partenaire dans la tronche, encore et encore, jusqu'à ce qu'on finisse par comprendre qu'on n'est pas parfait, même quand on aime.
Bref, par le passé j'ai fait beaucoup de choses parce que j'ignorais que j'en étais incapable.
C'était impossible mais ils ne le savaient pas, alors ils l'ont fait...
C'est comme ça que j'ai réussi à avoir une vie sociale, à trouver et garder du travail... Mais..., il y avait toujours un "mais".
A chaque fois, tout finissait toujours plus ou moins par s'écrouler (les choses autour de moi ou moi), ou je finissais par me retrouver dans des situations improbables, du jamais vu, les gens me regardent une fois que je suis là dans une position de contorsionniste alors que je ne suis pas sensée être contorsionniste et ils me disent "ah mais t'es bizarre toi, t'es quelqu'un de rare!".
Tu m'étonnes.
Je me retrouve dans des situations improbables, parce que ces situations ne sont pas sensée exister, parce que les incapables dans mon genre ne sont pas sensés tenter des trucs dont ils ne sont pas capables et donc ils ne sont pas sensé se retrouver dans cet espèce de no man's land, où ces pauvres demeurés non rien à faire.

Je pense à tout ça ce matin parce que (entre autre) cet après-midi je vais me faire soigner 2 caries par un dentiste de chambéry. Au départ il était sensé me poser juste une couronne mais mon dentiste habituel de seynod n'a pas apprécié de savoir que j'allais me faire faire une couronne ailleurs alors il m'a fait un caca nerveux et a refusé de me soigner mes caries.
J'ignorais complètement qu'on est sensé n'avoir qu'un seul dentiste. Du coup j'en ai pris un deuxième, en plus de l'habituel: un nouveau "holistique" pour la couronne et l'habituel pour les caries. Puis l'habituel m'a jetée. Puis il a fallu que... pfff,, voilà, je vais maintenant faire soigner mes caries à 50km de chez moi.
Et l'assistante de mon ex-dentiste habituel de me dire "ah mais vous êtes bizarre, vous!".
Ce n'est qu'un tout petit minuscule exemple des incongruités dont est constituée ma vie. Comme un long collier interminable d’incongruités toutes plus incongrues les unes que les autres.
Et tout ça pour quoi?
Parce que j'essaye de faire bien tout comme tout le monde.
Je vois que les gens attendent de moi ni plus ni moins que ce dont tout le monde est capable. "Tout le monde", c'est à dire les gens normaux, hein. Puisque j'ai l'air à peu près normale, c'est bien que je dois l'être à peu près aussi.
Sauf que non.
Alors on me demande de faire ceci cela, on attend de moi ceci cela, "normal, quoi", juste le "tout venant", le minimum syndical à la limite, puisque je suis un petit gabarit, on se dit quand même que je ne vais peut-être pas pouvoir en abattre autant qu'un bûcheron canadien, mais bon, on me demande ceci cela, normal, rien que de très normal, et moi de penser que, bah oui, forcément, tout le monde y arrive donc en principe je vais y arriver aussi.
Et puis en fait non.
J'essaye, j'essaye.
Assez vite je me mets à ramer.
Je me mets à patauger, à faire du sur place, à tourner en rond et non seulement ça ne marche pas mais en plus je m'épuise à essayer que ça marche, encore et encore.
Et puis au final je me retrouve épuisée, emportée je ne sais où par je ne sais quel courant et tout le monde se demande ce que je vais foutre là-bas.
Bah...
On finit par se demander si je n'y mettrais pas un peu de mauvaise volonté, s'il ne s'agirait pas d'un petit manque de rigueur morale, d'un certain jmenfoutisme, de la bonne grosse feignasserie, tiens, tant qu'on y est, et puis d'une bonne grosse névrose tant qu'on y est aussi, pour faire bon poids. Parce que pour "dévier" à ce point là, faut bien qu'il y est un goût de la déviance en moi. C'est logique.
Sauf que non. Le problème est ailleurs. Le problème est qu'on n'aurait jamais dû me laisser monter dans cette putain de barque toute seule. C'est un peu comme si on laissait quelqu'un à qui il manque un bras monter dans une barque en pensant que ça ne va poser aucun problème, qu'il est plein de bonne volonté, il a une boussole, la barque est en bon état, c'est bon, il va gérer. Sauf que la barque, c'est une barque à rames.
Avec deux rames.
Pas une godille, pas un moteur, pas une voile, non, deux rames, une à gauche une à droite, normal quoi.
Hein, n'est-ce pas, "normal".
Je me sens de plus en plus souvent comme un paraplégique en fauteuil roulant qui arrive au pied d'un grand escalier et qui constate que, merde, il n'y a pas d’ascenseur. Et tout le monde autour de lui monte les escaliers et on finit par le regarder de travers, lui qui stagne dans le passage, on finit par lui dire que "oh, pour une fois tu pourrais faire un effort plutôt que de rester comme une grosse feignasse dans ton fauteuil, là, tu pourrais faire comme tout le monde, un peu, pour changer, nous on monte ces putain d'escaliers tous les jours, tu pourrais bien en faire autant, au moins une fois dans ta vie de grosse larve, hein!".
La seule différence entre moi et la paraplégique de l'histoire c'est que le paraplégique est un mec et que, puisqu'il est paraplégique et un mec, il a le droit de se mettre en pétard et d'envoyer tout le monde se faire foutre et de les engueuler parce que c'est de la discrimination gnagna.
Moi je suis une fille et je suis... je suis... Quelque chose qui ne ressemble en rien à une handicapée donc si je me mets à gueuler on va juste me traiter d'hystérique et me dire que je suis bonne à enfermer et que je ferais mieux d'aller consulter et de prendre des antipsychotiques, parce que "tout ça" c'est dans ma tête.
Youpie, quoi.





lundi 15 septembre 2014

L'énergie du vide

Quand on aime, on peut être amoureux. Parfois on est amoureux avant d'aimer, parfois on aime avant d'être amoureux et parfois on cesse d'être amoureux et il ne reste que l'amour.
Le sentiment amoureux, c'est comme le soleil, la terre et les petits oiseaux. C'est rieur, c'est chaud, ça brûle, ça éclaire, ça passe.
L'amour, c'est tout le reste, c'est le vide intersidéral tout autour. L'énergie du vide. C'est vide et plein à la fois. C'est tout noir, c'est froid et détaché, c'est très loin, c'est partout, ça inclue tout, ça comprend tout, ça contemple, très calmement, en silence, et personne ne le voit. Ça laisse une impression d'absence, vu de l'extérieur, ça ne fait pas "cui-cui" avec les petits oiseaux, c'est intangible, comme un néant, alors que non, c'est tout ce qui nous tient, ce qui nous permet d'avancer, puisque c'est tout l'espace qui fait exister le point A, le point B, le haut, le bas. C'est tout autour de nous, ça nous colle à la peau, c'est juste là, insaisissable, comme ce mot qu'on a sur le bout de la langue et qui nous échappe, l'air qu'on respire.
C'est très beau et très effrayant à la fois, comme une chimère, une chose parfaite, unique et éternelle qui n'appartiendra jamais à personne, sur laquelle jamais personne ne pourra se reposer et c'est pourtant tout ce qui restera lorsque le soleil, la terre et les petits oiseaux se seront éteints. Alors il ne restera plus que ce cœur qui bat dans le noir, pour tout, pour rien, en nous, tout autour et encore plus loin.
"Vu de l'extérieur"... Et vu de l'intérieur, c'est un sourire de Bouddha, un sourire béat.

dimanche 7 septembre 2014

Plan anti-fatigue

Objectif: reminéralisation à fond les ballons pour refaire une santé à mon système nerveux et système endocrinien qui ont bien morflés ces derniers mois.

Alimentation : 
- Me faire un jus de légumes tous les jours (style carottes, verdure, un peu de fruit pour adoucir).
- Manger un maximum de fruits et légumes, un minimum de riz/pseudo-céréales.
- Objectif zéro alcool, thé, café (pour soulager le foie et le système nerveux)
- Réduire au maximum les sucres ajoutés et donc le chocolat, même cru.
- Modérer la consommation de lipides (pour soulager le foie)

- Phyto/compléments alimentaires, utiliser ce qui me reste dans mes placards:
- Prendre une cuillère à café bien bombée de spiruline chaque midi (façon spirulinade avec huile de colza/moutarde/vinaigre ou mélangée à du tartare d'algues).
- Prendre environ 3g/jour du mélange Thyrovie (ABC de la Nature), très reminéralisant + un comprimé de B12 (méthylcobalamine, sublingual) et reprendre la supplémentation en vitamine D3 (vegan à base de lichen, 1000UI/jour) pour continuer à regonfler mon stock.
- Prendre une dose de Boisson au Tilleul (La Gravelline) le matin à jeun (réapparition des douleurs articulaires = acides à drainer).


Rythme de vie/activités:
- Respecter mes rythmes de sommeil: aller me coucher entre 21h et 22H maxi et faire une petite sieste l'après-midi.
- Me dorloter (bain hyperthermique comme j'aime avec bicarbonate de soude, masque pour le visage ou gommage, bain de soleil, faire les choses en prenant mon temps...).
- Maintenir un minimum d'activité physique chaque jour (yoga, promenade, jardinage, éventuellement course à pied si l'énergie revient au réveil).
- Profiter des jolies choses: le jardin, mon chat, la campagne, la vieille ville d'Annecy, les parfums...
- Passer du temps toute seule.



jeudi 4 septembre 2014

En image

Quelques nouvelles...

Comment dire...

Ce matin j'ai pris un cours de maquillage dans un institut de beauté.
Quand on n'a pas le moral, une des mesures à prendre d'urgence c'est de se faire cocoller, de toutes les façons qui nous inspirent (en évitant les cuites à répétition, de préférence, quand même, ou le régime tartiflette, quand même aussi, hein...).
Là, j'ai envie de prendre soin de mon corps autant que de mon image. Je me dis que ça pourrait m'aider à prendre confiance en moi... Parce que j'ai de plus en plus souvent la très désagréable sensation que les gens ne me prennent pas au sérieux, qu'ils doutent quasi systématiquement, plus ou moins ouvertement, de ce que je dis, comme si j'étais une éternelle écervelée de 13 ans qui ne sais pas ce qu'elle dit (ou pire, comme si j'étai s une menteuse, une affabulatrice, une manipulatrice... Et ça, quand on a un sens de l'honneur exacerbé, c'est particulièrement rude).
C'est très désagréable. Donc je me dis que si j'avais d'avantage confiance en moi, les gens auraient d'avantage confiance en moi. Et si mon image me plait, ça peut être une bonne "astuce", un truc sur quoi m'appuyer pour gagner en confiance.

J'ai conscience de manquer encore de confiance en moi, oui, encore, quoi que beaucoup moins qu'à une époque. J'ai travaillé là dessus, bien sûr, beaucoup, de toutes sortes de façon, plus ou moins coûteuses, ces façons: financièrement, émotionnellement, nerveusement...
Et d'ailleurs plus je suis fatiguée, plus je me sens vulnérable, incertaine, c'est logique, comme quand on est sur un cheval, dans un état de fatigue avancé et qu'on nous demande de piquer un galop. On n'est pas trop sûr de son assise, de sa capacité à tenir la bête. Avec les émotions c'est pareil: plus on est fatigué plus on a du mal à les gérer, à les "tenir", on est "à fleur de peau" et face à une conseillère Pôle Emploi peau de vache, ou face à un médecin incompétent, ça peut être difficile à gérer. J'ai aussi remarqué que plus je suis fatiguée, moins je regarde les gens dans les yeux, donc plus ils vont être suspicieux, désagréables, voir agressifs, méprisants, etc... Et plus ça va être difficile à gérer, émotionnellement, surtout quand on est déjà dans un état de vulnérabilité avancé. Cercle un rien vicieux.
Bref, pourquoi je parle de ça?
Ah oui, la fatigue, se faire cocoller.

Donc ce matin cours de maquillage. Et hier c'était coiffeur.
En vrai je n'ai pas le droit de sortir de chez moi à telle et telle heure vu que je suis en congé maladie et que bientôt, la sécu viendra nous dire quand faire la pause pipi, aussi... Mais bon, bref, c'est pas comme si j'en profitais pour aller travailler au black ou me bourrer la gueule avec les potes, hein!
Bon, rebref. Résultat:


J'ai appris à poser du fard à paupière, du fond de teint... Blahhh...
L'esthéticienne m'a confirmé que ma peau manque bien d'éclat, hein. Hier chez le coiffeur j'ai réalisé à quel point j'ai un teint couleur papier mâché... Si vous vous demandez pourquoi, c'est l'effet "stress oxidatif" + "pas assez de soleil" (vous l'avez beaucoup vu, vous, ces derniers temps, le soleil?!).
Là, avec le fond de teint, ça fait un peu comme si je revenais de vacance au soleil... Sauf qu'on voit un peu la démarcation avec le décolleté nettement plus clair... Je ne m'en suis aperçue qu'une fois rentrée chez moi, bon, peut mieux faire...

En vrai au quotidien, je ressemble d'avantage à ça:


Ca fait tout de suite moins vendeur, non?

Ouais. Et j'ai des cheveux blancs et ça commence à se voir.

C'est une photo prise dans un car, parce que quand on n'a pas de voiture, on prend le car.
On attend le car par ci, on attend le train par là.
On calcule l'itinéraire du train par ci, l'itinéraire du car par là. On calcul ceci, on calcul cela...
Au final, je crois que c'est à peu près aussi stressant qu'une voiture qui n'arrête pas de tomber en panne.

D'ailleurs je me suis enfin décidée à m'acheter une "nouvelle" voiture. J'ai demandé au garagiste de ma mère de m'aider à en trouver une d'occasion. Il nous fait des prix, il est de la génération qui répare au maximum avant de jeter... Donc voilà, je commissionne, tout en travaillant sur mon auto-nomie, n'est-ce pas...

J'ai plein de choses à faire. Entre autres, en vrac:
Me trouver un nouveau médecin traitant, par exemple. Une asso m'en a recommandé un mais il est en vacances pour encore quelques jours.
Réviser mes cours.
Aller prendre un bain.
Me faire bronzer.
Me détendre.
Passer du temps avec l'amoureux, avec une amie, avec un ami.
Lire, prendre des notes.
Choisir et acheter du maquillage.
Me renseigner pour savoir à combien s’élèveront mes indemnités chômage après un mois de congé maladie, ou bien laisser pôle emploi me faire la surprise début octobre.
Dormir.
Dormir.
Dormir, tout la journée, comme mon chat...


Là c'est mon chat qui s'était endormi dans la baignoire... Il ne s'était encore jamais mis là... Lui aussi, il est un peu perturbé, je crois, niveau organisation...

Non mais sinon, quand j'ai du temps pour souffler, respirer, flâner... Ah! Flâner!!!!!... Bah je peux avoir une tête à peu près décente, quand le soleil s'y prête:


Décente, avec un teint de papier mâché...

Bon, du coup tout ce que j'ai vraiment envie de faire c'est de chercher des gels nettoyants et des gommages "éclat" sur mademoisellebio...




jeudi 14 août 2014

Prisonnière?

Il a dragué une blogueuse qui raconte sa vie sur le net.
En toute connaissance de cause, il a fait sa cour à une blogueuse qui raconte sa life sur le web.
Il s'est mis en couple avec une blogueuse qui raconte beaucoup trop de choses sur internet.
Maintenant il est en couple avec une blogueuse qui continue à avoir envie de raconter beaucoup trop de trucs sur son blog.
De là à dire qu'il l'a bien cherché, hein... :P :P :P ( :P = "smileys" salles gosses qui tirent la langue à l'infini)...

Alors parait-il que je serais "prisonnière" de ma relation avec ma mère.
Parait-il surtout que je suis autiste Asperger, vous savez ces gens sans aucune empathie, incapables de se mettre à la place de l'autre, incapables de faire le distinguo entre ce qu'on peut dire en public ou pas... Voilà, c'est moi.

Parait-il que je suis donc "prisonnière" de ma relation avec ma mère et que c'est le pourquoi du comment je ne peux m'investir pleinement dans ma vie de couple et me lancer à fond dans la vie commune avec mon amoureux d'amour roudoudou que j'aime (oui les autistes, même sans empathie, sont quand même capables d'aimer fort fort fort un roudoudou d'amour qu'ils aiment, c'est fou).

Alors mon roudoudou d'amour prétend et affirme que tant que je n'aurai pas coupé les ponts avec ma mère, tant que je n'aurai pas soigné cette relation malsaine, je ne pourrai m'investir à fond dans notre joli petit couple.
Je suppose qu'il me faudrait 8 ans de psychothérapie supplémentaires pour pouvoir soigner cette relation malsaine. Oui parce que j'en ai déjà fait 8.
8 ans de psychoathérapie. Oui. 8. Comme H. U. I. T.
Oui ça fait beaucoup. Surtout financièrement, je trouve.
Et vous????!!!!
Ma psychothérapeute devait vraiment être trop nulle si en 8 ans elle a échoué à soigner cette relation malsaine avec ma mère. Et les psychothérapeutes et psychologue que j'ai consulté par la suite de façon ponctuelle pour m'aider à régler des problèmes que j'échouais à régler seule devaient vraiment être encore plus nuls puisque aucun d'eux n'a jamais réussi à me faire réaliser que si j'avais tel ou tel problème c'était à cause de ma relation malsaine avec ma môman. Mais c'est bien sûûûûûrrrr!!!

Bref.
A ce jour, il faudrait que je soigne/solutionne/achève/me libère de cette relation pour pouvoir m'épanouir pleinement dans ma relation de couple.

Mais pour être un tant soit peu exact, posons le décors.

Je suis autiste Asperger.
Il est autiste Asperger.
Ma mère, on ne sait pas... Peut-être... Qui sait?...

Je n'ai jamais réussi à travailler à temps plein: un temps partiel suffit à m'épuiser.
Actuellement au chômage, je touche 700 euros/mois. J'ai très rarement réussi à atteindre les 1000 euros de revenu mensuel en travaillant, même en cumulant 2 jobs à la fois (quasi la seule fois où ça m'est arrivé, c'était une erreur de mon employeur).
Je suis une quiche quand il s'agit de gérer ma vie administrative, remplir des dossiers, faire des démarches à la CAF, à la SECU, j'ai mis une éternité à comprendre que "sécu" et "CPAM" c'est la même chose, je sais tout juste à peu près que quand on est officiellement/administrativement parlant "en couple" avec quelqu'un qui travaille à temps plein en CDI, on perd ses droits au RSA, ou quelque chose comme ça (éclairez-moi si je me trompe, par pitié!).
En ce moment je suis étudiante, j'ai cours 4 jours d'affilés/mois et 2 fois dans l'année j'ai cours à peu près 10 jours d'affilés/mois. Quel job pourra me permettre de continuer à être présente assidue en cours? Quand on a quelques années d'ancienneté dans une entreprise, des jours de congé à poser, ok mais quand on débarque dans l'entreprise il me semble qu'on doit passer 6 mois avant de pouvoir poser un seul jour de congé payé mais corrigez-moi si je me trompe!!!!
Mes formateurs sont susceptibles de lire cet article, vu que... bref, coucou!
Mes camarades de formation/d'étude qui travaillent et ont une famille ont du mal à soutenir le rythme de la formation. Moi qui ne travaille pas, autiste, j'ai du mal à suivre le rythme de la formation.
C'est que oui, en bon autiste qui se respecte je suis particulièrement sensible au stress, particulièrement fatigable. La formation est un stress, génère de la fatigue (surtout sociale). Formation très payante avec exigence de résultat pour obtenir le diplôme = stress. Logique.
La vie de couple est aussi un stress (si "fail"/échec = rupture = douleur perso + douleur du compagnon = stress, gros stress... attendez, non..... - très très gros stress!!).
Pour une autiste, la vie commune génère de la fatigue sociale, comme n'importe quel autre interaction avec d'autres êtres humains. Le fait d'être amoureuse de mon amoureux réduit quelque peu la fatigue sociale générée par les interactions avec lui mais ne l'annule en rien. C'est malheureux mais c'est comme ça, autant que je l'expérimente, en tout cas.

Traduction: la vie de couple génère de la fatigue, en partie peut-être parce que je n'y suis pas habituée (même après 1 an de vie de couple, oui, toujours pas habituée, je suis lente à m'habituer je suppose? C'est moi qui suis lente à me développer ou juste les autistes en général? Éclairez-moi surtout ne vous gênez pas!!!).
La vie commune génère de la fatigue "sociale" (après 6 mois de vie commune - oui on a testé, et vu qu'il a des horaires décalés, qu'il part rarement travailler avant 17h, on passe la majeure partie de la journée ensemble, du coup j'ai très peu de temps de solitude pour recharger mes "accus" quand on est ensemble - parce que j'ai besoin de solitude "pure" pour recharger mes accus, pas juste être dans une pièce toute seule, non: être toute seule à la maison sinon ce n'est pas de la "vraie" solitude!!).
La vie dans son appartement génère de la fatigue, vu que c'est un appartement anti-physiologique: sombre, bruyant, sans aucune vue.

Donc.
Pour me guérir de ma relation avec ma mère je devrais me lancer dans le grand inconnu. Faire le grand saut, loin, très loin d'elle à 150km de là (et à 130km de mon école) dans les bras de mon amoureux d'amour roudoudou que j'aime, c'est à dire dans son appartement, pour être exacte quant au lieu où j'atterrirais.
Là, une fois atterrie, j'aurai à trouver un emploi (il est prêt à me payer une voiture, oui, parce que pour que je puisse trouver un emploi dans sa cambrousse, une voiture est indispensable - voiture remboursable par petites mensualités, il est chou d'amour je vous dis).
Ce serait forcément un emploi à temps partiel vu que déjà rien qu'à temps partiel le boulot m'épuise.
En même temps, j'aurais à continuer mes études, vu que j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux, à mes études de naturopathie.
Je précise et reprécise que la vie de couple/vie commune + mes études suffisent à m'épuiser.
J'ai du mal à gérer vie émotionnelle + vie cognitive, on dirait.
D'autres autistes auraient-ils le même genre de problème, par hasard? Hein?

Bref.

Etudes
+ Vie commune
+ Travail
+ Vivre dans un appartement qui me fait déprimer...
=...

Ah! Je ne vous ai pas encore parlé précisément du facteur "appartement qui fait déprimer"???

Merde alors cet article va être vraiment très très long.
Mais c'est une question de vie de couple ou de mort de couple, semble-t-il, hein. Oui, les autistes aiment bien dramatiser, c'est leur passe-temps favoris. Donc bon...

Bref.
Oui, l'appartement de mon compagnon où je serais sensée atterrir si je coupais les ponts de ma relation malsaine avec ma maman qui m'héberge gratuitement actuellement, cet appartement de mon compagnon, il me fait déprimer.
Il est sombre, il n'y a aucune vue et des voitures et des motos passent juste sur le seuil, moi ça m'épuise.
Oui, j'ai bien écrit MOTOS!!!
Mon compagnon supporte ce logement stoïquement depuis 7 ans, dieu le bénisse, mais moi, 6 mois à temps partiel de ce régime de bruit et d'obscurité ont suffit à commencé à me faire déprimer.
Contrairement à mon compagnon qui fait de la muscu et du vélo - et ça se voit le vélo et la muscu, et d'ailleurs c'est très joli à voir - moi en comparaison je suis vraiment une pauvre petite chose souffreteuse, c'est triste, hein.

Quand mon compagnon et moi parlons d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte et surtout moins bruyante, la question du coût d'une telle herbe bien calme silencieuse et tranquille s'impose.
Lui, il est propriétaire de son appartement en cours de remboursement de crédit et moi je touche 700 euros de chômage/mois sans être sûre de pouvoir trouver un travail dans de brefs délais... Et lui ajoute que déménager, comment dire.... Ce serait un gros changement bien stressant pour lui, donc euh comment dire........
Ah bon sérieux??? Les déménagements, ça fait stresser les aspies????
Ah bon j'aurais jamais deviné toute seule de par moi-même!!!!!!
Donc le déménagement est relégué aux calendes grecques, comme on dit, grosso modo, sans vouloir trop trop entrer dans les détails non plus hein, vous voyez le tableau.
Les calendes grecques.

Bref, cette situation c'est un peu un casse-tête.
Lui aimerait que j'emménage chez lui.
Moi j'aimerais bien emménager avec lui mais PAS DU TOUT dans son chez lui actuel.
Cette situation est tellement un casse-tête que, de frustration sans doute, on me déclare "prisonnière" de ma relation avec ma môman.
A moins que je ne me trompe lourdement et que ma relation avec ma môman soit vraiment LE seul et unique problème????? Éclairez-moi, éclairez-nous si on se gourre, soyez la lumière de nos vies, par pitié, on vous en prie!!!

Moi je me demande si je ne serais pas plutôt prisonnière de mes goûts de "princesse naturo autiste" hypersensible au bruit et hyper "visuelle" par dessus le marché, qui aime vivre au milieu des arbres, de la verdure, de la campagne, du silence, avec une jolie vue et des routes qui sont à 50 mètres de la maison minimum.
Quoi que je ne sois pas sûre de mon aptitude à évaluer les distances avec exactitude.

Puisque mon roudoudou d'amour et moi nous sommes rencontrés grâce au net, peut-être que le net pourra nous aider à démêler le pour du contre de cette situation, peut-être même nous aider à trouver un nid d'amour roudoudou calme et silencieux et verdoyant pour pas cher dans les monts du lyonnais???????

Pour illustrer l'histoire en images, sinon on a du mal à se faire une idée objective de la situation, je trouve......... Voilà, la situation en images... Je vous laisse deviner quel est le logement de mon roudoudou d'amour et le logement de ma méchante mère qui m'héberge aussi gratis que lui?

La vue depuis la "grande" chambre:

 ----- 8.01.2014: Photo retirée sur demande de l'intéressé ------

La vue depuis le rez-de-chaussée: 

 ----- 8.01.2014: Photo retirée sur demande de l'intéressé ------


La vue depuis le seuil de l'appartement/rez-de-chaussée (quand on a ouvert la porte-fenêtre), et là c'est par une journée ensoleillée que j'ai pris les photos, hein:

 ----- 8.01.2014: Photo retirée sur demande de l'intéressé ------


La vue depuis le seuil, vers l'Est (et le sessad), quand on sort sur le seuil: l'impasse, puis à moins de 10 mètres c'est la rue, puis le mur du jardin de l'école de musique, et au-delà le sessad:

 ----- 8.01.2014: Photo retirée sur demande de l'intéressé ------


Quand on est sur le seuil, vue vers l'Ouest, le bout de l'impasse, chez les voisins:

 ----- 8.01.2014: Photo retirée sur demande de l'intéressé ------


Le seuil, c'est à dire l'espace qui sépare le seuil du mur de la maison d'en face - c'est à dire l'espace où passent les voitures et les MOTOS des voisins (et parfois les voisins passent à pied aussi, en parlant FORT):

 ----- 8.01.2014: Photo retirée sur demande de l'intéressé ------


L'intérieur, le rez-de-chaussé, on est très fier du coin télé avec le canapé qui a beau être petit, on y passe de doux moments collés-serrés - 80 euros, le canapé d'occasion - et oui au fond c'est un vasistas qui donne sur le parking où je me suis fait voler ma voiture, enfin la voiture de ma mère pour être exacte hein:

 ----- 8.01.2014: Photo retirée sur demande de l'intéressé ------


Ça, c'est ma chambre-bureau - bureau que j'ai mis 2-3 mois à mettre au point après de trèèèès lonnnnngues recherches sur le net pour savoir comment me faire un bureau digne de ce nom - autant de temps passé à ne pas réviser, hein, quand on est une quiche en aménagement d'intérieur - et oui j'aime beaucoup Mucha, ça fait une joli vue, hein, les sirènes de Mucha au mur: 

 ----- 8.01.2014: Photo retirée sur demande de l'intéressé ------


Oui parce que la vue dans cette petite chambre-bureau, c'est ça: 

 ----- 8.01.2014: Photo retirée sur demande de l'intéressé ------

Pas du vue du tout. Bah oui, un vasistas percés dans le plafond... Bah c'est toujours mieux que pas de lumière du tout hein?! Même si quand on regarde le ciel par le vasistas, bah perso ça me donne la sensation d'être au fond d'un puits, mais bon... 

Ensuite, la vue vers l'ouest depuis la "grande" chambre. Les voisins là-bas, en bas, invitent parfois des amis le soir et les fenêtres de l'appartement de mon roudoudou d'amour ont une isolation phonique qui laisse à désirer si bien que, quand les voisins ont décidé de faire la fête, seuls les orages nous permettent d'avoir la paix après 1 ou 2h du matin...:

 ----- 8.01.2014: Photo retirée sur demande de l'intéressé ------



Et là, c'est...
Quand je suis chez... Vous devinez? La vue depuis la salle à manger:


La vue depuis le seuil de la salle à manger, vers l'ouest (avec mon neveu en prime sur sa petite voiture préférée): 


Quand on sort à environ 20 mètres de la maison - vue vers l'est/le Semnoz - la maison est derrière les arbres: 


Vue de la façade Sud de la maison, depuis l'entrée du terrain: 


Vue de la maison depuis le bord Est du jardin, avec le bras de mon neveu en prime: 


La terrasse, quand on regarde vers l'Est, le Semnoz au fond:


Le jardin côté Est, le mur Est de la maison (à gauche de la photo): 


L'arrière de la maison, vu depuis le verger - ma mère a un verger, oui, ce n'est qu'une pauvre maison Phénix des années 70 dont les tapisseries n'ont pas été refaites depuis le début des années 80, mais elle a un "verger": 



Vue depuis la terrasse/salle à manger, ma préférée, va savoir pourquoi...: 











mercredi 23 juillet 2014

Aspie

Il y a plusieurs années qu'il m'arrive de dire ou d'écrire que je fais ceci cela "en autiste", que je me sens "légèrement autiste sur les bords".
Hier je suis allée à Aix-En-Provence consulter pour la 2nde fois un psychiatre spécialiste de l'autisme. La première fois, je lui avais laissé tout un tas de documents, de textes à consulter, un bilan psychométrique, des courriers et témoignages écrits par mes soins ainsi que par différentes personnes de mon entourage.
Bref, conclusion: je suis bien une "aspie", j'ai le syndrome d'Asperger, une forme "légère" d'autisme.
C'est un trouble neurologique qui entraine des difficultés de communication (difficultés à m'exprimer à l'oral), des difficultés sociales (comme une grosse maladresse relationnelle chronique), des troubles de la perception sensorielle (hypersensibilités auditive, tactile...) et qui s'accompagne d'intérêts restreints (ou passions intenses). Grosso modo, hein.
Voilà. Je prévois de faire une demande de rqth afin de pouvoir avoir un accès peut-etre plus facile à des emplois plus adaptés à mes compétences et difficultés propres, qu'on évite de me proposer des postes d'animation en collège, par exemple (trop d'interactions et de bruits).
Je me dis que c'est peut-etre le genre de truc qui se fête: je ne suis pas folle, non, je suis juste autiste! Le hic c'est que tellement de gens ignorent qu'il s'agit de deux choses différentes, que bon... et puis les démarches administratives qu'il me reste à faire risquent d'être un chouilla pénible...
Mais si ça ne tenait qu'à moi, bon, oui, je crois que je le feterais...




samedi 28 juin 2014

Jura

Souvenirs d'un petit weekend en amoureux dans le Jura, d'abord pour voir Desirless & Operation of the Sun à la fête de la musique à Bellegarde, puis direction La Pesse pour un dimanche champêtre...
La Pesse, je connais depuis toujours, ma mère m'y emmenait déjà quand j'étais bébé... Mais on y allait toujours aux mêmes périodes de l'année: fin août ou en hiver... Si bien que je n'y avais jamais vu autant de fleurs! J'étais aux anges! Trip total pour une obsédée de la fleur, trop contente de pouvoir enfin se faire photographier "debout dans les fleurs"!!

Entre Sous Les Bois et Combe Froide (dans le désordre) :











mercredi 11 juin 2014

Aliments anti-inflammatoires

Aliments anti-inflammatoires:
- La plupart des fruits (bien mûrs, bio/non traités), en particulier les fruits doux (banane, dattes...).
- Les légumes (légumes verts, tubercules, racines...).
- Certains oléagineux et fruits à coque: amandes et noix de macadamia (de qualité crue/non chauffée, non grillés), avocats, châtaignes, tels quels, en huile de première pression à froid, en purée...

Aliments pro-inflammatoires :
Tous les autres!!! En particulier les céréales à gluten (blé, orge, seigle, avoine, épeautre, kamut) et les laitages!!
Puis les légumineuses, les aliments d'origine animale, sucre, sel, alcool, cacao, café...


Voilà, cet article pourrait s'arrêter là tellement c'est simple!
Pour ceux qui souhaiteraient comprendre le pourquoi du comment, je résumerais en disant qu'il s'agit grosso modo d'une question de biochimie: le pH du corps peut tendre vers l'acidité ou vers l'alcalinité. C'est ce qu'on appelle l'équilibre acido-basique et il est facile de trouver des articles plus détaillés sur le sujet sur internet, ou même des livres!
Les aliments pro-inflammatoires - plus souvent appelés "acidifiants", sont ceux qui tendent à rendre le pH du corps acide. Une alimentation basée sur ces aliments va entrainer sur le long terme toute une chaine de réactions inflammatoires de plus en plus marquées, douloureuses, handicapantes...
En effet, ce qui est acidifiant brule, irrite, fait mal, dessèche, fait enfler... Bref, cause des réactions inflammatoires.
A l'inverse,  ce qui est est alcalinisant va calmer, apaiser, adoucir, assouplir, hydrater...

Cela va fonctionner à tous les niveaux: articulaire, musculaire, intestinal, cutané, nerveux...

Adopter une alimentation basée sur les aliments anti-inflammatoires - qu'on appelle plus souvent "alcalinisants", pourra aider à améliorer toutes sortes de problèmes de santé: des rhumatismes aux tendinites, des problèmes de peau sèche aux troubles intestinaux (attention toute fois aux crudités en cas d'intestins très irrités!)... En passant par les troubles "nerveux" comme l'anxiété.
Même les sportifs pourront en bénéficier: récupération plus rapide, réduction des risques de blessures, guérison plus rapide en cas de blessure, amélioration de la souplesse...
Même les personnes qui cherchent simplement à perdre du poids...

Attention d'ailleurs en cas de passage soudain à une alimentation alcalinisante: le corps peut alors avoir à évacuer de grandes quantités de déchets acides ("toxines") jusque là stockés dans les tissus adipeux, de grandes quantités d'eau (oedème)... Ce qui va beaucoup soliciter les organes chargés de l'évacuation des déchets. Pour soutenir le corps dans ce travail d'évacuation, il sera alors bon de prendre des plantes pour les reins, le foie..., comme de l'ortie, du pissenlit... Les magasins bio ont souvent de bons produits de phytothérapie en rayon.




samedi 7 juin 2014

La fatigue

Il y a toutes sortes de causes possible à la fatigue.
Lorsque quelqu'un travaille 5 jours/7 et qu'il dit en rentrant du boulot "oh la la, je suis crevé", il est facile de comprendre pourquoi: le travail, c'est fatigant. Idem un cancer ou un deuil...
Par contre, lorsque quelqu'un qui ne travaille pas, qui a des activités relativement réduites et sédentaires, quelqu'un qui n'a pas de maladie connue ni de soucis majeurs, ne cesse de dire qu'il est fatigué et qu'il passe effectivement pas mal de temps entre le lit et le canapé, on se gratte le crâne et on se demande ce qui se passe.
Si ce quelqu'un a un petit appétit, on sera tenté de sauter sur cette explication: le manque de calories! Et très content de nous, d'y aller de notre petit: "Tu devrais manger plus!"!

Mais l'alimentation ne fait pas tout dans la vie, et même moi qui ai tendance à être passionnée par le sujet, je suis bien consciente qu'on aura beau manger tip top tout "comme il faut", ça ne garantira rien, au mieux ça limitera les dégâts en cas de soucis.

Voici quelques autres causes possible de fatigue:

- Insomnies, sommeil non réparateur, surtout si le phénomène perdure depuis des années, d'autant plus s'il est apparu durant l'enfance. Quand on a des nuits et des semaines et des mois de sommeil "en retard", ça finit toujours par se voir.

- Fatigue surrénalienne: lorsqu'on est en état de stress chronique, d'autant plus depuis l'enfance, les glandes surrénales finissent tôt ou tard par donner du mou et, là, on aura beau ressembler à une Porsche flambant neuve dont on vient de faire le plein (avec plein de calories, de bons fruits et légumes et oléagineux et protéines et tout et tout), on sera surtout comme une Porsche dont la batterie est à plat.

- Environnement familial stressant: quand tes relations avec certains proches se détériorent au point que tu redoutes de leur écrire un mail, quand au lieu de te soutenir dans tes choix, ils te demandent d'en faire d'autres, etc... La pression induite génère un stress dont tu ne vas pas forcément parler beaucoup, mais qui va peser lourd et miner ton petit coeur - et tes surrénales, au quotidien sans que personne ne s'en aperçoive et c'est ce qui rentre dans la catégorie des stress chroniques et stress chronique = fatigue.

- Logement incompatible avec les besoins fondamentaux du corps humain: appartement sombre, voisinage bruyant... Le corps humain a besoin de lumière et d'espace pour s'épanouir et de calme pour se reposer. Par exemple, un environnement bruyant au quotidien pourra générer un stress - et donc une fatigue, proportionnel à la sensibilité au bruit de chacun.
A noter que la sensibilité au bruit dépend en partie de la conscience que nous avons de nos besoins physiologiques, de notre résistance au stress, de notre consommation de stimulants... Exemple: un alcoolique ou un caféinomane de 25 ans fan de metal hardcore pourra vivre dans un environnement mega bruyant en plein centre ville sans en ressentir le moindre inconvénient. Ajoutez-lui 20 ans d'âge, quelques galères de santé, quelques années de thérapies, quelques lectures sur l'hygiène de vie, et vous le retrouverez dans une ferme paumée à la campagne en train d'écouter du Enya à volume réduit.

- Pour les femmes, la contraception nuit à la santé sur le long terme.
Point.
Le corps semble d'abord encaisser sans broncher: vous prenez la pilule depuis 15 ans, tout se passe bien, vous n'avez même plus vos règles, c'est royal, vous vous croyez en pleine forme, vous décidez d'avoir un enfant et là... vous vous rendez compte que ça ne marche pas. Serait-ce "dans votre tête"? Un soucis psychologique? Non, c'est juste que la pilule a mis votre système endocrinien en rade. Dommage!
Quant au stérilet, il induit une inflammation chronique, autrement dit une forme de stress chronique et qui redit stress chronique, redit fatigue.
Je comprends que ça puisse être difficile à comprendre. On met un bout de métal dans un utérus et tout le monde trouve ça cool et vachement pratique. Après tout, l'utérus n'est-il pas fait justement pour accueillir un corps étranger de taille: le bébé!?! Mais un bébé n'est pas un bout de cuivre et imaginons juste deux secondes un bout de métal fixé dans une prostate ou dans des testicules, et alors là, tout de suite, c'est certainement plus simple à comprendre pour beaucoup: aïe.

- Des problèmes de santé qui datent de plusieurs années, qui n'ont plus cours mais dont vous gardez des séquelles. On pourrait reprendre l'exemple de l'alcoolique qui a arrêté de boire depuis des années. Il ne boit plus, donc il est guérit et il pète la forme? Eh bien non: ça ne saute pas forcément aux yeux mais il a gardé un foie, un pancréas, des intestins, etc... mal en point, avec tous les problèmes de digestion et donc d'assimilation que cela induit, avec les répercutions en cascade sur les autres organes et donc sur l'état de santé global. Des maladies "classiques" que tout le monde connait  induisent ce genre de séquelles mais aussi d'autres problèmes auxquels on pense moins comme les troubles du comportement alimentaires (vas-y que j'avale 500g et + de chocolat et autres gourmandises chaque semaine, sans faire de sport, pendant des années...), ou encore la prise de "médicaments" pendant des années (somnifères, anti-dépresseurs...).

Bref, le corps encaisse, oui, parfois pendant longtemps, il fait crédit, jusqu'au jour où il vous demande de payer comptant.

La vitalité d'un individu est loin de consister uniquement en la somme des calories qu'il a ingurgité au petit déjeuner ou la veille. La fatigue peut être un symptôme, comme la partie émergée d'un iceberg dont on ne pourra saisir l'ampleur qu'en prenant du recul, en adoptant une vision plus globale, une vision "holistique" de l'individu. L'être humain et sa vitalité sont la somme d'une génétique, de conditions de vie, d'un environnement, d'une histoire, d'erreurs, d'apprentissages, d'expériences... C'est ce qu'on nous enseigne en cours et c'est tout un apprentissage qui prend du temps.

Bref, la morale de l'histoire: pour éviter de finir comme le Titanic, commençons par éviter de nous croire insubmersible!




samedi 31 mai 2014

Aux abonnés absents

Vu que j'ai la grosse sensation d'être en train de "fleurter" avec la fatigue chronique, je crois que je vais m'octroyer des petites pauses, là...